
Il y a plusieurs mois de cela, nous vous avions expliqué comment calculer son empreinte écologique
(l'impact d'une activité sur son écosystème) avec plusieurs liens vers des sites spécialisés comme le WWF ou la Cité des sciences.
Nous avions également évoqué le concept très peu en vogue à l'époque, du "bilan carbone".
Est-ce l'effet Hulot, l'effet Sarko, l'effet grenelle de l'environnement, ou tout
simplement le long travail historique des Verts qui commence à porter ses fruits, toujours est-il que le bilan carbone semble devenir très à la mode et même pour certains un argument de vente,
comme le montre cet excellent article dans Le Parisien d'aujourd'hui.
Deux nouveaux outils, des «
écocalculateurs », viennent de voir le jour sur Internet. Ils permettent de mesurer la quantité de gaz à effet de serre que nous émettons dans nos activités quotidiennes.
LE RÉCENT GRENELLE de l'environnement l'a rappelé, la plupart des activités humaines produisent des gaz à effet de serre, qui contribuent au réchauffement de la planète. Nos
chauffages, usines, voitures, avions, bref tout ce qui utilise des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon), émettent du gaz carbonique (CO2), davantage que ce que la nature peut recycler. Le CO2,
ou l'un de ses composants, le carbone, sont d'ailleurs devenus les deux étalons de mesure de la pression écologique que nous faisons peser sur la planète.
Il est aujourd'hui possible de mesurer sur Internet la quantité de gaz carbonique ou de carbone que nous émettons. En France, le premier calculateur d'empreinte écologique a vu le jour en 2004
grâce au WWF (Fonds mondial pour la nature). Puis, au début de cette année, Voyages-SNCF a lancé le sien, déclenchant une belle polémique avec Air France, appréciant peu que l'on présente l'avion
comme trente à quarante fois plus polluant que le train.
Simple et instructif
De ce fait, la compagnie aérienne a mis en ligne son propre système de calcul carbone. Mieux, elle a annoncé la semaine dernière que ses usagers pourraient bientôt compenser leurs émissions grâce à
un accord signé avec Good Planet, l'association du photographe écologiste Yann Arthus-Bertrand. « La compensation est proposée sur la base de 15 € la tonne de CO2, explique le transporteur. Les
passagers sont néanmoins libres de choisir le montant de leur don... »
Effet de mode ou vraie révolution écologique en marche, deux nouveaux sites sympas, compréhensibles de tous, viennent en outre de voir le jour. Le premier est dû à l'Ademe (Agence de
l'environnement et de la maîtrise de l'énergie). Son module « citoyen climat » (1) comprend une « calculette écodéplacement » qui effectue d'intéressants comparatifs. Ainsi un citadin qui prend
quotidiennement sa voiture pour se rendre à son travail situé à 12 km de son domicile (soit 24 km aller-retour) rejette 1 555,54 kg de CO 2 dans l'atmosphère par an, alors qu'il n'en émettrait que
119,28 s'il prenait le métro. Le site signale au passage que le véhicule revient à 2 484 € par an, contre 310 € pour le métro... Autre instrument de l'Ademe, le « calculateur carbone » prend lui en
compte non seulement les transports mais aussi l'intégralité du mode de vie d'une personne : car un végétarien se révèle moins producteur de gaz à effet de serre qu'un amateur de viande, tout comme
un amoureux de la Côte d'Azur par rapport à un touriste qui passe ses vacances au bout du monde...
Il n'empêche que les transports restent de gros responsables du réchauffement climatique, en étant à l'origine d'un quart des gaz à effet de serre. La part de l'avion reste minime, mais ne cesse de
monter en flèche. « Depuis 1990, les émissions de l'aviation ont progressé de 59 % avec l'explosion du trafic international », rappelle la DGAC (Direction générale de l'aviation civile). Cette
dernière vient donc de lancer son propre calculateur (2). Là encore, l'internaute découvre un outil simple à manier et instructif. Un Paris-New York représente 1 050 kg de CO2 par personne répandus
dans l'atmosphère, soit ce que votre chauffage relâche en un an !
(1) www.ademe.fr/citoyen-climat
(2) www.aviation-civile.gouv.fr
Source: Michel Valentin - Le Parisien , vendredi 02 novembre 2007
par Elus Verts de Sevran
publié dans :
Développement Durable
0
recommander
Le 12 septembre dernier a été inauguré à Paris le
chantier de la ZAC Pajol (18ème arrondissement), où naitra d'ici 2013 une des plus grandes centrales solaires jamais construites en centre-ville.
Un chantier exemplaire en matière d'approche environnementale de l'aménagement urbain, qui nous donne
l'occasion de présenter rapidement le concept d'« Éco-quartier », sur lequel nous reviendrons bien sûr plus en profondeur ultérieurement.
Mais tout d'abord quelques éléments concrets sur ce projet, pour comprendre un peu «à quoi cela ressemble»
Sur 3 300 m² de toits seront installés quelques 1650 panneaux solaires photo voltaïques, produisant 380 Mwh/an. Suffisamment pour alimenter l'ensemble des futurs équipements de la ZAC (auberge de
jeunesse, collège, gymnase, IUT, bibliothèque...).
Parmi les équipements « verts » dont sera équipée la ZAC Pajol, 200 m² de panneaux solaires thermiques devraient permettre d'assurer la fourniture de la moitié de l'eau chaude consommée par les
sanitaires de l'auberge de jeunesse.
Sur les toits du gymnase, 300 à 500 m2 de panneaux photo voltaïques supplémentaires pourraient être ajoutés, produisant de 30 à 50 Mwh/an.
Enfin, les eaux pluviales seront retraitées via des toitures végétalisées et réutilisées pour l'arrosage des jardins.
Qu'est-ce qu'un « Éco-quartier » ?
Un Éco-quartier est un quartier urbain, conçu de façon à minimiser son impact sur l'environnement, visant une autonomie énergétique, et cherchant à diminuer son
empreinte
écologique ou compenser sa dette écologique. Le concept est généralement lié à une approche
HQE.
Souvenons-nous que l'objectif du développement durable est de définir des schémas qui concilient les trois aspects économique,
social et environnemental des activités humaines, les « trois piliers » du développement durable à prendre en compte, par les collectivités comme par les
entreprises.
Par extension, un quartier écologique doit tenir compte des trois axes du développement durable et ne pas se limiter à la construction d’habitat respectant des normes architecturales « écologiques
». Les aspects sociaux et économiques du quartier doivent en effet être réfléchis dès la conception d’un nouveau quartier.
L'Éco-quartier n'est pas une fin en
soi, mais un moyen. Seul en tant qu'individu, on peut s'efforcer de minimiser son empreinte écologique sur la planète. Mais les efforts individuels atteignent vite leurs limites. Seule une
dynamique collective peut permettre un réel changement. L'organisation du quotidien selon les principes du développement durable devient alors plus efficiente.
A ce souci écologique s'ajoute l'opportunité de repenser un vivre ensemble qui privilégie la qualité de vie. L'espace de vie, le construit, l'organisation sociale et économique, deviennent alors
une évidence. Les éco-villages, les éco-quartiers, les éco-villes en sont le reflet.
On trouve des exemples d'Éco-quartier dans de grandes métropoles européennes comme Stockholm, Hanovre, Fribourg, Malmö, Lausanne ou Londres (le quartier Bedzed).
En France, seules les villes de Lille, Strasbourg et Narbonne travaillent sur des projets d'Éco-quartier. La démarche entreprise
par la municipalité de Paris, qui ambitionne de développer d'autres Éco-quartiers dans la ZAC de Rungis (13è arrondissement) ou des Batignolles, est donc à la
fois exemplaire et très prometteuse.
Et à Sevran, ne pourrait-on pas profiter de la formidable opportunité des 35 hectares de la Plaine Montceleux pour créer un nouveau quartier à taille humaine, solidaire, écologique et
durable ?
Nous en reparlerons très certainement dans les semaines et les mois qui viennent...
par Elus Verts de Sevran
publié dans :
Développement Durable
0
recommander
À cinq jours de l'ouverture à la concurrence du marché français de l'électricité, Greenpeace publie Écolo Watt, un palmarès des fournisseurs d'électricité classés en fonction de leur offre et de leur politique en matière d'environnement.

Le classement Ecolo-watt de Greenpeace
« L'objectif d'Écolo Watt est double : éclairer le choix des consommateurs qui souhaiteraient opter pour une électricité respectueuse de l'environnement, et mettre en valeur les opérateurs qui
adoptent une démarche résolument écologique, déclare Frédéric Marillier, chargé de campagne Énergie à Greenpeace France. Le classement risque d'évoluer dans les mois qui viennent et nous
en publierons dès la rentrée une version actualisée. »
Les résultats (voir sur le site de Greenpeace "Révolution énergétique")
Avec une note globale de 17/20, c'est Enercoop qui prend de très loin la tête du comparatif Écolo Watt. À part GEG Sources d'énergies, qui atteint un niveau moyen (10,9/20), tous les autres
opérateurs réalisent des performances globales mauvaises (Poweo, 7,3/20 ; Electrabel, 7,4/20 ; Gaz de France, 5,8/20), voire catastrophiques (EDF, 4,9/20 ; Direct Énergie, 4,5/20).
« À part Enercoop, qui s'approvisionne directement et à 100 % auprès de producteurs d'électricité d'origine renouvelable, la plupart de ces entreprises sont pénalisées car elles se contentent
de revendre l'électricité achetée à EDF et principalement produite à partir du nucléaire, explique Frédéric Marillier. Or ce n'est pas parce qu'elle n'émet pas de CO2 que la
technologie nucléaire est respectueuse de l'environnement ! »
par Elus Verts de Sevran
publié dans :
Développement Durable
0
recommander
Ce matin, visite de chantier pour les élus du bureau municipal.

Il s'agissait pour les élus d'apprécier l'état d'avancement de la future médiathèque de Rougemont, qui devrait ouvrir ses portes à la fin du mois de juin prochain à l'emplacement de l'ancienne bibliothèque.

C'est un projet qui tient particulièrement à coeur à nos élus. Le premier projet architectural d'envergure de notre municipalité qui va voir le jour dès cette année et laissera son empreinte dans notre ville.
Nos élus l'ont voulu marqué du sceau de l'écologie et du développement durable. Ils ont exigé que ce bâtiment soit construit selon les normes « HQE » (Haute Qualité Environnemental). Cela n'a certes pas rendu le chantier facile, et l'a même souvent retardé compte tenu du haut degré d'exigence environnementale, comme par exemple lorsqu'il fallait tenir compte du choix incontournable de bois certifiés, comme l'exigeaient les termes d'une délibération que nous avions fait adopter en 2003 par le Conseil municipal.

Omniprésence du bois, immenses baies vitrées, isolation thermique et phonique, matériaux et prestations de qualité, tout cela au coeur d'un quartier réputé difficile, il s'agit bien là d'un défi d'envergure qui montre une fois de plus que la haute qualité environnementale n'est pas réservée à une élite mais peut être au contraire un vecteur d'intégration et de développement social.
par Elus Verts de Sevran
publié dans :
Développement Durable
0
recommander
Commentaires