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2011, proclamée Année Internationale de la Forêt
par l’Assemblée Générale des Nations Unies
« Sevran-Ecologie Les Verts -
Europe-Ecologie
»
au Conseil municipal
Vous présentent leurs meilleurs voeux pour cette nouvelle année
Dans le cadre du débat public sur le réseau de transport du Grand Paris, une réunion publique s'est tenue à Sevran le 25 novembre dernier. Les élus "Europe Ecologie - Les Verts" ont fait part de leur point de vue et de leurs interrogations, à travers une intervention de Jean-François Baillon, dont nous reproduisons le texte ci-dessous.
Jean-François BAILLON, maire-adjoint « Europe-Écologie – Les Verts » à Sevran et Vice-Président de la communauté d'agglomération « Plaine de France ».
Je voudrais tout d'abord dire notre satisfaction de voir dans ce projet une volonté affichée de désenclaver notre territoire de l'Est de la Seine-Saint-Denis (Montfermeil, Clichy-sous-Bois, Livry-Gargan, Sevran, Aulnay) par un transport en commun de qualité. Quand on sait que seulement 20% des déplacements sur ce territoire se font par les transports en commun, on comprend toute l'importance de ce projet.
En ce sens, je salue l'initiative des 5 maires qui viennent de s'associer pour se faire entendre et peser sur les futures orientations. Les projets dans nos villes ne manquent pas et le cabinet Lin a présenté récemment aux élus une étude urbaine sur ce territoire tout à fait remarquable et innovante.
Je me félicite aussi de la position prise par le Conseil général, à l'unanimité, pour la réalisation simultanée du métro et du projet Arc Express.
Cependant, je voudrais poser plusieurs questions dans le cadre de ce débat public.
1ère question: sur le tracé
La gare prévue en option à Sevran-Beaudottes paraît indispensable pour des raisons évidentes de maillage avec le RER B, afin de desservir la zone d'activité de Roissy et les nombreux habitants de ce secteur (accessibilité rapide aux emplois et aux grands sites de formation pour nos jeunes).
Je souhaiterais aussi pour les mêmes raisons que cette même ligne rouge du tracé soit prolongée jusqu'au Parc des expositions de Villepinte.
2ème question: sur les financements
Je voudrais avoir des précisions sur le financement de ce projet. Nous savons que l’État, à travers la Loi, s'engage sur 4 milliards d'euros. Le reste serait couvert par un grand emprunt comme pour le métro parisien.
Je refuse l'idée que ce projet puisse se réaliser au détriment de l'amélioration du RER B et je rappelle notre opposition au vieux projet de CDG Express que l'on voit ressortir des cartons ici et là. Je pense que, sur un projet de transports collectifs de cette envergure, la solidarité de l’État doit s'exprimer à travers l'ANRU ou des financements européens, peut-être à travers un vrai Plan Espoir pour notre banlieue.
3ème question: la tarification
Bien que je sache que ce n'est pas l’objet de ce débat, il me paraît important de réaffirmer que les inégalités territoriales dans notre région ne pourront être résolues tant qu'une tarification unique des transports ne sera pas adoptée, y compris pour ce nouveau métro automatique.
4ème et dernière question: la gouvernance
La loi sur le Grand Paris a confié à la Société du Grand Paris des pouvoirs très importants en matière d'urbanisme, d'aménagement, d'expropriation, au détriment des collectivités locales.
Je pense que les collectivités locales, avec leurs élus et leurs habitants, doivent être acteurs de ce projet et associés à toutes les décisions portant sur les tracés et sur les équipements publics. Nous voulons être des acteurs responsables de la nouvelle urbanité de nos villes, mariant environnement, développement économique et solidarité.
Notre tribune dans le journal municipal d'octobre 2010, à paraître la semaine prochaine.
La dérive droitière et sécuritaire de Sarkozy
Menacé par les retombées attendues de l'affaire Woerth-Bettencourt et au plus bas dans les sondages, Nicolas Sarkozy a choisi la fuite en avant, ou plutôt vers la droite. Jamais depuis son élection en 2007, ni même lorsqu'il était ministre de l'intérieur, il n'avait mis en œuvre une politique aussi radicalement droitière et sécuritaire.
Alors que toutes les statistiques démontrent l'échec de sa politique dans ce domaine, il se défausse de ses responsabilités en favorisant la stigmatisation des Rroms, des gens du voyage, des Français d'origine étrangère et même des maires, qui seraient responsables de l'insécurité dans les villes gérées par la gauche...
Sa gestion des Rroms et des gens du voyage nous vaut l'opprobre quasi général de nos partenaires européens et ses propositions sur la déchéance de la nationalité sont même contestées dans son propre camp.
Parallèlement, les suppressions de postes s'amplifient dans la police et la gendarmerie, tandis que Sevran attend toujours le déploiement d'une UTEQ (Unité territoriale de quartier) promise il y a plusieurs années déjà et la création d'un commissariat de plein exercice.
Illustration de cette dérive sécuritaire, la loi Loppsi 2, en cours d’examen par les sénateurs. Véritable florilège de l’hystérie sécuritaire sarkozienne, cette loi est un fourre-tout dans lequel s’enchevêtrent mesures promises au gré des emballements médiatiques, modifications législatives inutilement répressives et dispositions liberticides. Au point que la commission des lois du Sénat vient de rejeter les amendements du gouvernement sur les peines planchers et les mineurs notamment. Un partie de la droite elle-même refuse de participer au délire élyséen. Elargissement de l’usage des fichiers, couvre-feu pour les moins de 13 ans, contrat de responsabilité parentale...
Alors que l’actualité est dominée par les mobilisations contre la réforme des retraites, casse sociale d’un côté et renforcement de l’arsenal sécuritaire contre les précaires de l’autre sont plus que jamais les deux piliers de la politique inégalitaire du gouvernement.
Les élus du groupe « Sevran-Écologie - Les Verts - Europe Écologie »
Jean-François Baillon, Tân Tran, Jean Grunenwald, Nicole Valeanu, Pierre-Marie Coiteux, Gisela Chauvet, Daniel Chatelus, Martine Pearron, Maela Laurent, Mathieu Gramfort
C'est aujourd'hui que parait le numéro de septembre 2010 de "Sevran le journal", le journal municipal. A la rubrique expression des groupes politiques, voici le texte que nous publions ce mois-ci.
Réforme des retraites, restrictions budgétaires, la rentrée est difficile pour la grande majorité de nos concitoyens, salariés, retraités, chômeurs.
Une seule bonne nouvelle cet été: l'élection, le 11 juillet dernier à Rambouillet, d'Anny Poursinof, quatrième députée Verte et première députée élue sous la bannière d'Europe Écologie. Une première qui en laisse présager bien d'autres, tant cette victoire sur les terres de Christine Boutin est symbolique de la nouvelle force de l'écologie politique.
Du côté des mauvaises nouvelles, la mise à mal de notre régime de retraite est en marche et seul un changement de majorité en 2012 permettra de revenir sur une réforme si injuste. En attendant cette échéance, participons nombreux à la manifestation organisée le 7 septembre pour le retrait de ce projet.
Les restrictions budgétaires touchent encore une fois les plus défavorisés, en s'en prenant aux aides sociales ou à l'allocation aux adultes handicapés. Sous prétexte de lutter contre les niches fiscales, ce sont la plupart des incitations aux économies d'énergie et aux énergies renouvelables qui sont remises en cause, comme sont enterrées les mesures les plus importantes du grenelle de l'environnement. Oui, décidément, l'écologie, ça va un moment...
Mais la suppression des niches fiscales, la baisse du pouvoir d'achat, toutes ces mesures ne s'appliquent pas à tout le monde. Car il n'est pas question de remettre en cause le bouclier fiscal, que Sarkozy justifie par la crainte de la fuite des capitaux et des délocalisations!
En attendant, les riches n'ont jamais été aussi riches et le sont encore davantage depuis la crise, il n'y a qu'à voir le palmarès des familles les plus riches de France: Arnaud, Bettencourt, Mulliez, Lagardère,... Et les riches continuent de s'enrichir, les bourses boursicotent, les banques créent de l'argent (virtuel), les fonds de pension multiplient leurs placements, pour le seul bénéfice de leurs actionnaires et non des pensionnés.
Le seul problème, c'est que ces richesses sont de moins en moins partagées par ceux qui en bénéficient, au détriment de ceux, travailleurs, chômeurs, retraités, qui ont contribué à les produire. C'est bien cela qu'il s'agit de changer, et c'est bien ce qui est contenu dans les propositions d'Europe Écologie et des Verts.
Les élus du groupe « Sevran-Écologie Les Verts - Europe Ecologie »
Jean-François Baillon, Tân Tran, Jean Grunenwald, Nicole Valeanu, Pierre-Marie Coiteux, Gisela Chauvet, Daniel Chatelus, Martine Pearron, Maela Laurent, Mathieu Gramfort
Personne n'ignore que des opinions divergentes existent au sein de la municipalité au sujet de la création d'une police municipale, souhaitée par le groupe des élus socialistes. Notre groupe « Les Verts - Sevran-Écologie », tout comme celui des élus "Sevran à gauche", est opposé à une telle initiative. Nous expliquons notre point de vue à la rubrique "expression des groupes politiques" du journal municipal, en cours de diffusion. Voici le texte de cet artcicle.
Le 29 mai dernier, élus et responsables associatifs, syndicaux, religieux, étaient rassemblés pour exprimer leur refus de la violence, leur volonté de restaurer la sérénité et de rétablir un lien social fort entre les différents quartiers, les différentes générations qui composent notre ville.
Parmi les principales causes à l'origine de la montée des violences, on retrouve la ghétoïsation, une concentration excessive de la pauvreté et des problèmes sociaux dans les mêmes quartiers. Chômage, exclusion, sentiment d'abandon, ne font que renforcer, notamment chez les jeunes, une forme de désespérance.
Parallèlement, le désengagement de l'État est de plus en plus marqué dans les services publics: santé, éducation, police, justice. Les municipalités n'ont pas les moyens, et ce n'est pas leur rôle, de compenser cette absence. C'est pourquoi, par exemple, nous nous battons depuis plusieurs années pour obtenir un commissariat de plein exercice à Sevran, avec des moyens appropriés en effectifs et en locaux.
Pour apporter des réponses à cette désespérance, faut-il développer, comme le propose le gouvernement avec le projet de loi Loopsi2, une politique du tout sécuritaire, essentiellement répressive? Nous le pensons pas. Nous avons bien vu ces dernières années où a mené l'abandon de la prévention et de la police de proximité. S'il faut bien sûr lutter contre les trafiquants de toute sorte, qui rendent parfois insupportable la vie des citoyens, une politique répressive à tout crin ne réglera pas les problèmes de fond tant que l'on ne s'attaquera pas aux causes profondes.
Alors faut-il, comme certains le proposent, créer une police municipale qui prendrait la relève des actions et des territoires délaissés par l'État? Nos élus se sont exprimés clairement sur ce sujet au sein de l'exécutif municipal: par conviction, autant philosophique que politique, nous sommes opposés à cette proposition. Ce n'est pas aux collectivités locales de prendre en charge les carences de l'État dans ses fonctions régaliennes.
C'est aussi tout simplement un problème d'égalité républicaine: seules les communes les plus riches peuvent s'équiper d'une police municipale en effectifs et en moyens suffisants. Notre ville, avec ses difficultés financières, n'a pas les moyens d'un tel équipement. Les grandes annonces qui ignorent cette donnée relèvent de la plus pure démagogie.
Les élus du groupe « Les Verts - Sevran-Écologie »
Entre le 23 mars et le 26 avril dernier se déroulait une procédure d'enquête publique dans le cadre de la révision du Plan Local d'Urbanisme (PLU) destinée à permettre la réhabilitation du site Westinghouse.
Un grand nombre de Sevranais, particulièrement des habitants du quartier sud, se sont déplacés pour donner leur avis sur l'aménagement de ce site, pollué et laissé à l'abandon depuis de trop nombreuses années.
A côté d'habitants qui se sentaient directement concernés, un certain nombre d'associations et de formations politiques ont publiquement appelé à déposer des avis orientés à partir de critères et jugements pas nécessairement très objectifs.
Jean Grunenwald, maire adjoint délégué à l'aménagement et au développement durable au sein de notre groupe municipal « Les Verts - Sevran-Écologie », s'est pour sa part fortement investi dans ce dossier, que ce soit dans la conception en collaboration avec les techniciens de la direction de l'urbanisme ou dans le déroulement des réunions publiques qui se sont tenues en direction des habitants et des associations.
Il nous apparait utile dans ce contexte de donner à notre tour quelques explications objectives sur ce dossier complexe.
Un peu d'histoire: l'héritage d'un passé industriel révolu
Les plus anciens s'en souviennent, mais également beaucoup d'habitants des quartiers sud, à qui les entreprises installées sur ce site ont fourni du travail durant des décennies, depuis la société historique Westinghouse à la fin du 19è siècle jusqu'à Sab Wabco à la fin des années 1990.
Après avoir donné vie au quartier Freinville pendant plus d'un siècle, ces entreprises ont peu à peu quitté notre ville et, faute de moyens financiers, ces sites, maltraités et pollués par des industries peu soucieuses des contraintes environnementales, sont restées à l'abandon pendant presque 15 ans.
Plusieurs projets de réhabilitation se sont succédés, proposant pour la plupart uniquement le redéploiement d'activités économiques et commerciales, mais, du fait d'une pollution importante des terrains puis de la crise économique récente, aucun n'avait pu être mené à bien. La ville, quant à elle, n'avait pas les moyens d'imposer ni dépollution, ni réhabilitation aux propriétaires privés de ces terrains.
Alors, quoi de neuf dans les derniers projets ?
A la différence des précédentes propositions, le projet actuel, toutefois encore loin d'être finalisé, propose l'aménagement d'un nouveau quartier d'habitation, intégrant des logements, des logements étudiants, des logements pour personnes âgées, des commerces, des équipements pour l’enfance, l’éducation, le sportif et le social. C'est uniquement de cette manière qu'un projet économiquement viable pour des investissements privés pourra voir le jour.
Il ne s'agit toutefois pas bien entendu d'un nouveau quartier de logements sociaux comme cela a été fait dans les années 1970. Le projet d'aménagement prévoit la construction d'un quartier mêlant habitations et activités tertiaires et commerciales, dans le respect de cahiers des charges très exigeants en matière environnementale, avec par exemple l'obligation de construire des bâtiments à basse consommation d'énergie. Les règles très strictes définies par le Plan Local d'Urbanisme révisé en seront garantes.
L'un des grands enjeux du projet: la construction d'une école
Comme chacun le sait, la ville de Sevran n'est pas une ville riche et le financement d'une nouvelle école, pourtant si indispensable pour le quartier sud, est une charge difficilement réalisable en l'absence de circonstances exceptionnelles.
Et justement, une opportunité exception-nellement favorable nous est offerte à travers ce projet: c'est bien grâce à la vente de ces terrains que la construction d'un nouveau groupe scolaire sur le site de l'ancienne cantine KODAK, permettant de déconges-tionner les écoles Victor Hugo et Lamartine, pourra enfin être envisagée.
Souvenez-vous de la friche KODAK
Alors que les opérations de dépollution de l'ancien site KODAK sont maintenant terminées et que l'aménagement du parc va pouvoir commencer dès le feu vert de la préfecture, personne n'a oublié l'état de ces terrains à notre arrivée en 2001, hautement pollués, restés eux aussi en friche pendant des années, ni l'angoissante incertitude qui pesait sur l'avenir de ce quartier. Mais, grâce à la volonté de l'équipe municipale, nous avons réussi à imposer que la société KODAK, bien embêtée il est vrai par ses démêlées sur son ancien site de Vincennes, prenne enfin ses responsabilités en matière de dépollution.
Mais sur le site Westinghouse, il est apparu quasiment impossible de faire appliquer le principe pollueur-payeur, d'ailleurs les terrains SETIMO, qui n'appartenaient pas à Westinghouse ni à Sab Wabco, n'auraient pas pu être pris en compte. C'était donc à la ville, qui avait racheté ces terrains, d'en assumer seule la dépollution, dont le coût s'élève à plusieurs millions d'euros. Le montage financier qui se profile permettra de faire absorber ces coûts par les promoteurs privés qui construiront ce nouveau quartier et de dégager les bénéfices nécessaires à la construction d'une école.
Un quartier de qualité à faire revivre
Le quartier Freinville dispose de nombreux atouts qu'il est temps de mettre en avant pour le faire revivre. Des logements neufs de qualité, des bâtiments à basse consommation énergétique, à hautes performances environnementales, des commerces innovants, des équipements, des services, autant de nouveaux atouts que nous pouvons y ajouter.
Tout cela en entrée de ville et avec un accès facilité par les stations du nouveau tram-train qui communiquent avec les lignes B et E du RER.
Tels sont les enjeux des grands projets qui nécessitent la révision du PLU sur ce quartier. Plutôt que de s'enfermer dans des polémiques stériles d'un autre temps, c'est bien de ces enjeux qu'il convient, pour l'avenir de notre ville, de se préoccuper.
Un enjeu écologique et démocratique
Ce quartier, laissé à l'abandon par toutes les municipalités précédentes, fait depuis longtemps l'objet de toute notre attention. Les réalisations obtenues ou à venir en attestent: la dépollution, l'assainissement, l'accueil de la petite enfance qui s'installe avenue de Livry. Nous continuons aussi de nous battre pour obtenir l'aménagement d'une agence ou au minimum d'un distributeur automatique de billets, malgré la mauvaise volonté des établissements bancaires.
Nous souhaitons qu'à l'instar de ce qui a été fait avec le groupe de travail « Sevran, nouveau quartier sud » pour le site Kodak, l'avenir en soit décidé en concertation avec les habitants, dans la plus grande transparence, comme pour le suivi des opérations de dépollution.
Avec ses pistes cyclables vers le canal de l'Ourcq et le tram-train (la gare de Rougemont-Chanteloup arrachée de haute lutte par nos élus écologistes), ce quartier peut devenir un quartier pilote en matière de développement durable et un modèle pour le transport multimodal.
Article à paraître à la rubrique "expression des groupes politiques" du
journal de la ville du mois de mai prochain
Point d'entrée sur la ville de Sevran depuis le sud par la RN 370, le quartier Freinville se doit de donner une image valorisante de notre commune. La requalification de ce quartier passe en priorité par la réhabilitation du site Westinghouse, ancienne friche industrielle polluée.
Le projet d'aménagement prévoit la construction d'un nouveau quartier mêlant habitations et activités tertiaires et commerciales, dans le respect de cahiers des charges très exigeants en matière environnementale, avec par exemple l'obligation de construire des bâtiments à basse consommation d'énergie. Le programme prévoit des logements, des logements étudiants, des logements pour personnes âgées, des commerces, des équipements pour l’enfance, l’éducation, le sportif et le social.
De nouvelles voies, notamment des liaisons piétonnes et cyclistes, permettront également de désenclaver ce nouveau quartier grâce à des accès facilités à la station du tram-train de Sevran Freinville, qui est un atout d'importance pour l'ensemble du quartier sud.
La réalisation de ce projet nécessite une révision du Plan local d'urbanisme par l'intermédiaire d'une procédure simplifiée, ce qui ne signifie pas bien sûr que la procédure soit bâclée, comme d'aucuns ont pu le laisser entendre. Cette procédure a été présentée à travers plusieurs réunions publiques et a été bien accueillie par la majorité des riverains.
Réviser le PLU est donc une nécessité pour le développement et le redimentionnement de ce quartier, qui passe par une mixité fonctionnelle sur le site. La cohabitation de logements et d'activités est indispensable à la revitalisation de ce quartier, pour en faire un quartier vivant.
Dans le même esprit, un projet de commerce de moyenne surface, jouant le rôle de « locomotive commerciale » est à l'étude, dans l'optique de redynamiser l'activité économique du quartier.
Précisons pour conclure que c'est bien grâce à la vente de ces terrains que la construction d'un nouveau groupe scolaire sur le site de l'ancienne cantine KODAK, permettant de décongestionner les écoles Victor Hugo et Lamartine, peut enfin être envisagée.
Les élus du groupe « Les Verts - Sevran-Écologie »
Jean-François Baillon, Tân Tran, Jean Grunenwald, Nicole Valeanu, Pierre-Marie Coiteux, Gisela Chauvet, Daniel Chatelus, Martine Pearron, Maela Laurent, Mathieu Gramfort
La rubrique "Expression des groupes politiques" dans le journal de la ville, suspendue depuis le mois de novembre dernier pour cause de campagne électorale, reprend dès le mois d'avril prochain.
Nous vous communiquons en avant-première le contenu de notre texte, à paraitre dans cette prochaine publication.
Le score des élections européennes de juin 2009 (avec 15,11% à Sevran, nous étions déjà la 1ère force politique de gauche) n'était donc pas le feu de paille annoncé. Europe Écologie s'inscrit durablement dans le paysage politique, aussi bien dans notre commune qu'au plan régional et national.
Depuis de nombreuses années, les écologistes sevranais ont une forte influence dans notre ville et réalisent de bons scores lors des différentes élections locales. Pour mémoire, Jean-François Baillon avait obtenu 19,28% aux municipales de 2001 et 21,16% aux cantonales de 2004.
L'arrivée de Stéphane Gatignon comme tête de liste départementale d'Europe Écologie pour le premier tour, et finalement élu au second tour en quinzième et dernière position éligible, ne fait qu'amplifier ce mouvement et nous nous réjouissons de ce que l'écologie politique devienne ainsi la composante incontournable d'un nouveau rassemblement de la gauche.
Avec plus de 70% des suffrages exprimés au second tour, la liste de rassemblement de la gauche et des écologistes confirme les résultats de ce premier tour, qui constitue un rejet clair et puissant de la politique du gouvernement, mais aussi un espoir pour une alternative politique en France, cela malgré le faible taux de participation des électeurs qui, à Sevran (38% de votants) comme sur l'ensemble du département (40%), se sont massivement abstenus.
C'est donc dans un contexte bien particulier que s'ouvre, après cette séquence électorale innovante, une nouvelle ère qui voit un paysage politique profondément renouvelé, où l'écologie politique, en tant que deuxième force de gauche, se révèle désormais incontournable.
Au Conseil régional, où Europe Écologie dispose aujourd'hui de 50 représentants, comme à Sevran, où ils sont dix, il revient maintenant à nos élus de consolider et pérenniser cet engagement de l'écologie politique.
Les élus du groupe « Les Verts - Sevran-Écologie »
Jean-François Baillon, Tân Tran, Jean Grunenwald, Nicole Valeanu, Pierre-Marie Coiteux, Gisela Chauvet, Daniel Chatelus, Martine Pearron, Maela Laurent, Mathieu Gramfort
Copenhague : colère, déception, consternation
On ne peut être qu'en colère, déçus et
consternés parce que c'était possible de faire autrement. La négociation était préparée et il y avait vraiment les moyens de sauver le climat plutôt que sauver la face, comme ont essayé de le
faire un certain nombre de dirigeants du monde, et parmi les plus importants. C'est une vraie colère, une vraie tristesse…
Les dirigeants des grands pays ont échoué lamentablement. Et plutôt que d’assumer leur échec devant les pays les plus vulnérables qui n’ont pas pris part aux discussions finales, ils sont partis par la petite porte. Pas de photo de famille. Pire : ils nous font croire à un « succès » en mentant à l’opinion publique.
Ainsi Nicolas Sarkozy a, pendant sa conférence de presse, déclaré que l’ « Accord de Copenhague » est un « succès » car, par exemple, il deviendra juridiquement contraignant en 2010. Faux. L’ « Accord de Copenhague » ne dit rien là-dessus. Idem pour la prétendue affectation des financements pour les forêts ou l’Afrique. Quant à une Organisation Européenne de l’Environnement, elle existe déjà et s’appelle l’Agence Européenne de l’Environnement. Et les fonds nouveaux promis aux pays les plus pauvres ne sont pas garantis : l’aide pour les trois prochaines années sera allègrement prise sur l’aide au développement actuelle.
La conférence de Copenhague s’achève sur un fiasco. Le résultat est aussi désespérant que les enjeux étaient d’importance. La Chine et les États-Unis sont les coupables numéro un, mais l’Europe a péché par sa désunion et son absence de leadership. Nous avons eu la preuve éclatante durant ces jours passés que nombre de nos responsables sont en fait des docteurs Folamour.
Ces quinze jours de négociation n’ont pas pu déboucher sur un accord chiffré à la hauteur des enjeux. L’absence de contrainte et le non transfert tant de nouvelles technologies que de moyens financiers du Nord vers le Sud font qu’en l’état, les experts prédisent un hausse de 3,5 degrés. Le but initial de la conférence était de ne pas dépasser les 1,5 - 2 degrés celcius...
La seule lueur d’espoir durant ces deux semaines est la montée en puissance des pays du sud et la réussite du Klimaforum qui réunissait les activistes altermondialistes et écologistes du Nord comme du Sud.
Dix ans après Seattle, le mouvement altermondialiste prend une nouvelle impulsion et une nouvelle force en intégrant pleinement le combat écologiste.
Face à l’échec des gouvernements occidentaux, c’est sur cette alliance entre les pays du Sud, la société civile du Nord comme du Sud, le mouvement altermondialiste et les écologistes qu’il faut aussi espérer pour répondre et agir face à la crise climatique.
Les Verts et les écologistes feront pression pour que lors du sommet de Bonn qui doit se tenir l’année prochaine, un accord contraignant soit enfin trouvé. Le combat continue, dans les institutions et dans les mouvements citoyens.
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