Réchauffement climatique: de +1,8 à +6,4 degrés d’ici la fin du siècle, selon le rapport du GIEC

Publié le par Elus Verts de Sevran


Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec) a rendu ses conclusions hier vendredi. Comme attendu, elles sont alarmantes et donnent le frisson. Parmi les très nombreux commentaires, voici celui de « Citron Vert ».


« Face à l’urgence, le temps n’est plus aux demi-mesures : le temps est à la révolution au sens authentique du terme. La révolution des consciences. La révolution de l’économie. Et la révolution de l’action politique », a déclaré Jacques Chirac à l’ouverture de la Conférence pour une gouvernance écologique mondiale à Paris.

Rappelons au passage que la formule « Révolution écologique » est celle retenue pour la campagne présidentielle de Dominique Voynet.

« Tout converge pour montrer la part essentielle de l’homme dans le réchauffement du climat » a, de son côté, souligné Susan Solomon, présidente du groupe de travail scientifique en présentant le 4è rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec).

Une dépêche AFP résume ainsi le consensus scientifique : « Fruit des études croisées de plusieurs milliers de scientifiques, le pronostic livré aboutit à une perspective de +1,8 à +4°C d’ici la fin du siècle par rapport à la période 1980-1999, une « meilleure estimation » parmi six scénarios envisagés, du plus vertueux au plus débridé.

Ces valeurs sont donc des moyennes, prudemment adoptées par consensus entre les représentants des Etats, qui n’excluent pas un emballement jusqu’à 6,4 degrés dans le pire des cas et peut-être même deux fois plus aux pôles.

La température moyenne de la Terre s’établit actuellement autour de 14°C, 14,54°C pour 2007 selon les chiffres de la météo britannique. Outre la hausse du thermomètre, celle du niveau des océans pourrait atteindre près de 60 cm, tandis que les experts jugent « très probable » que chaleurs extrêmes, vagues de chaleur et épisodes de fortes précipitations « continuent de devenir plus fréquents ».

Le problème n’est donc plus tant d’évaluer le phénomène. Il ne s’agit même plus tellement de « faire prendre conscience » aux responsables, puisque, tels Jacques Chirac, ils en font des tonnes. Le problème est bien de mettre en place les politiques concrètes qui permettraient de limiter la casse.

On trouvera sur le site IPCC, les documents constitutifs du rapport du Giec, parmi lesquels une synthèse de 37 pages (.pdf) "à l’intention des décideurs" (Summary for policymakers).

Publié dans Environnement

Commenter cet article