Les enfants de Don Quichotte sont un peu orphelins

Publié le par Elus Verts de Sevran

Que l'on soit croyant ou non-croyant, de droite, de gauche ou du centre, la disparition de l'abbé Pierre est un événement qui attriste sincèrement.

Depuis plus de 50 ans, il incarnait le combat contre la pauvreté, l'injustice, la défense des sans logis, des sans papiers, des sans voix, de tous ceux que notre société, tellement égoïste et avide de profits, laisse sur le bord du chemin. L'abbé Pierre n'était pas écologiste, ni socialiste, ni altermondialiste, mais il avait compris bien avant d'autres que la lutte contre la pauvreté passait par la réinsertion, par la tolérance, par la lutte contre toutes les discriminations.

Il était l'une des rares autorités morales de notre société à soutenir l'action du DAL comme des collectifs de sans papiers, contre tous les pouvoirs, qu'ils soient de droite ou de gauche et cette indépendance, cet esprit critique, presque anarchiste, dont il faisait preuve même vis à vis de sa hiérarchie catholique, resteront pour beaucoup une forme d'exemple.

Les autres nouvelles du jour ont aussi leur intérêt, dans des domaines d'une importance plus ou moins relative.

Après avoir pesé le pour et surtout le contre et pris le temps de la réflexion, Nicolas Hulot a finalement décidé qu'il n'était pas si urgent d'être candidat à l'élection présidentielle, puisque ses idées et sa charte écologique sont partagées par tous les candidats. C'est une décision qui nous semble teintée de bon sens, tant il est vrai que l'engagement en politique n'a de sens que s'il se traduit par des choix de société authentiquement altruites.

Ce désistement est-il pour autant une bonne nouvelle pour Dominique Voynet, la candidate officielle des Verts et de l'Ecologie politique ? Lorsque l'on regarde d'un peu plus près les sondages, les intentions de vote et surtout les motivations des futurs électeurs, on peut craindre que cette nouvelle donne n'apporte que peu de regain à une candidature bien peu médiatisée.

D'autant que se profile maintenant avec insistance le retour sur le devant de la scène d'un José Bové vacciné à l'altermondialisme, l'antilibéralisme et maintenant l'anticommunisme.

Publié dans Actualité

Commenter cet article