Assassinat de l'Ourse Cannelle: le chasseur acquitté

Publié le par Elus Verts de Sevran


Le chasseur qui avait tué l'ourse Cannelle dans la vallée d'Aspe (Pyrénées-Atlantiques) en novembre 2004 a bénéficié d'un non-lieu au terme de près de deux ans d'instruction.


Pour la Justice, René Marqueze, mis en examen pour "destruction d'espèce protégée" pour avoir tué cette ourse des Pyrénées en 2004, a agit en état de légitime défense.

René Marqueze, 64 ans, avait été mis en examen le 7 décembre 2004 pour « destruction d'espèce protégée ». Il avait affirmé avoir tiré en état de légitime défense, alors qu'il s'était retrouvé face à l'animal menaçant et son ourson lors d'une battue au sanglier avec un groupe de chasseurs.

Cannelle était la dernière femelle de souche pyrénéenne d'une population estimée à une vingtaine d'unités pour le massif montagneux. Les Verts avaient à l'époque dénoncé « les comportements délictueux des chasseurs, malheureusement largement encouragés par l’inefficience des mesures de protection des ours ». « A force de comportements irresponsables de nombre de parlementaires UMP et du gouvernement, les lobbies extrémistes sont en passe d’éradiquer des Pyrénées une espèce entière ».

Le gouvernement avait lancé à la suite de cet accident un plan de renforcement de la population d'ours bruns. L'Etat et 19 associations écologistes s'étaient portées partie civile. Le parquet de Pau avait requis le non-lieu.

Yann Wehrling, porte-parole des Verts a estimé dans un communiqué que « Les chasseurs savaient qu'ils pouvaient surprendre Cannelle et son petit. Il est évident que les chasseurs avaient agi avec préméditation dans le cadre de ce qu'on pourrait qualifier de battue illégale ».

« Ne pas avoir tenu compte de cette évidence rend la justice complice de cette atteinte à la biodiversité en France ». « Ceux qui nuisent à l'environnement peuvent continuer de dormir sur leurs deux oreilles », a conclu Yann Wehrling.

Publié dans Actualité

Commenter cet article

La Fouine 25/01/2007 20:07

« Ne pas avoir tenu compte de cette évidence rend la justice complice de cette atteinte à la biodiversité en France ». « Ceux qui nuisent à l'environnement peuvent continuer de dormir sur leurs deux oreilles », Si Geoffrey, il a raison Yann Wehrling, Beaucoup de nos concitoyens, vivent encore dans la peur ancestrale de certains de nos voisins de terre : les animaux…La Fouine qui en connaît un rayon sur ceux qui nuisent à l'environnement car elle sait ce qu'est la chasse aux "nuisibles", aux "puants" : noms stupides que vous, les hommes, donnez à mes congénères et à moi même, blaireau, putois, martre, belette, hermine etc Un "beau" livre pour enfant, certes d'une époque qui paraît lointaine et pourtant pas si ancienne, parle de nous, les "mustélidés" en ces termes choisis:"Bêtes puantes", cette dénomination caractéristique a été réservée pour les races infimes vivant de rapines et d'assassinats sans péril. Qui dit bêtes puantes, dit fouine ou renard. L'homme qui les confond dans sa haine, éprouve le besoin de les confondre dans la même appellation de mépris" etc…Et pour l'ours, notre écrivain naturaliste de l'époque, lu par des milliers de petits enfants, aujourd'hui grands-pères,  relatait ses exploits et nous tenait en haleine tout en regrettant que: " la chasse à l'ours n'ait énormément perdu de ses périls et de son intérêt dramatique depuis l'invention de l'arme à feu. C'est aujourd'hui une chasse tout aussi prosaïque que celle de sanglier, et beaucoup moins amusante, attendu que c'est à peine si l'on y emploie les chiens. Des pâtres de la montagne ont ils aperçu un ours, ils le font savoir à des chasseurs qui dépistent l'animal, le cernent, le traquent et le tirent à bout touchant…"Alors certes, on peut comprendre ton interrogation. La mort d'une ourse face aux centaines d'enfants qui meurent,  sont mutilés et violés chaque jour!  Et puis,  après tout, il est vrai que les diplodocus ont disparu et on ne s’en porte pas plus mal. La vie sur le globe ne sera certainement pas modifiée du fait qu’il n’y aura plus de rhinocéros, de lions, d’iguanes de gorilles, d'ours, de fouines …ou bientôt d'hommes!Plusieurs raisons s’opposent à ce jugement. La première est d’ordre moral, oui, je sais, en ce XXI ème siècle naissant quel est le poids de ce mot démodé ? Personne n’a le droit de supprimer des êtres venus de la nuit des temps. C’est un legs du passé qui doit être conservé pour être retransmis aux générations futures. Bien entendu, il est plus facile de transmettre, aux générations futures, un vieux lavoir, une vieille traction avant ou encore l'urinoir de Duchamp…qu'une espèce en voie d'extinction!  Ces préoccupations d’une éthique humaine véritable doivent dépasser les considérations purement utilitaires.Mais dans cette société qui fait de l'égoïsme sa raison d'être, il serait bon de réfléchir sur "l'utilité" de ces "bêtes" que l'on s'acharne à détruire.Les études démontrent les qualités extraordinaires insoupçonnées des animaux, condamnés comme inutiles ou nuisibles, dont la connaissance peut être utile en de très nombreux domaines. Chaque animal a ses secrets que nous ne commençons qu’à entre-voir, comme d'ailleurs les végétaux si utiles dans la recherche médicale.Il serait temps de prendre conscience des dégâts que nous causons à cette terre sinon, la réalité va se charger d'ouvrir les yeux à nos concitoyens…Il serait temps de comprendre qu’il n’y a pas d’être inutile sur terre. Pas plus qu’il n’y en a de nuisible. Chacun tient sa place et joue son rôle, petit ou grand dans son biotope. Ma copine la taupe me dit que si, il y a un nuisible sur terre: l'homme !Qu'en penses tu Geoffrey?Amitiés écologistes

Elus Verts de Sevran 25/01/2007 12:28

Comme vous devez certainement le comprendre, il ne s'agit pas "seulement" de la mort d'un ours, ce qui pourrait attrister les amis des animaux. Ce fait est grave, parce que c'est la survie d'une espèce qui est en cause, cette ourse était "la dernière femelle de souche pyrénéenne", sa disparition signe l'extinction de cette race dans les Pyrénées.C'est donc bien la biodivertsité qui est menacée, et à terme tout l'équilibre écologique naturel qui est fragilisé. Il ne s'agit donc plus d'un ours ici ou d'un loup ailleurs, c'est globalement, à l'échelle planétaire, qu'il faut penser.

geoffrey 25/01/2007 09:31

N'est ce pas fou l'émotion que peut entrainer (dans les médias par exemple) la mort, même malheureuse d'un ours ? Tous les politiques avaient eu leur petit mot sur la mort de l'ours canelle qui a  même eu l'ouverture du 20 heures. N'y a t'il pas ici un décalage par rapport à d'autres problèmes ?(PS : ai je oublié de vous souhaiter une bonne année ? Si cela est le cas bonne année 2007 !)