Éphéméride: jeudi 16 octobre, c'est la Ste Edwige

Publié le par Elus Verts de Sevran



Plus de 30 organisations regroupées dans le « collectif  93 "NON à EDVIGE" » appellent à un rassemblement Jeudi 16 octobre à 18 heures sur le parvis de la Préfecture


Le 16 octobre, mobilisons nous, faisons définitivement sa fête à EDVIGE

Contre « Edvige 2.0 »
Rassemblement citoyen
Jeudi 16 octobre à 18 heures

Parvis de la Préfecture


Organisations signataires: Ligue des droits de l'Homme, FSU, AIDES 93, Collectif contre les lois sécuritaires et pour l'accès aux droits fondamentaux, Collectif 93 de résistance au contrôle social, AC Le Feu, ADECR, ASTI 93, DEI (Défense-Enfants International), CFDT 93, CGT 93, CGT Educ'action 93, FCPE 93, Femmes égalité, FOL 93, LCR 93, Les Verts 93, MFPF, PC, PS, Léo Lagrange, MRAP 93, SGEN-CFDT 93, SNPES/PJJ/FSU, SNPMI 93, SNUAS/FP/FSU, Solidaires 93, SUD Éducation, Sud santé sociaux, Cap à gauche pour Montfermeil, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature


Signez la pétition sur le site web http://nonaedvige.ras.eu.org




Jeudi 9 octobre dernier, sur proposition du groupe " Les Verts - Sevran-Ecologie", le Conseil municipal de Sevran a voté "presque à l'unanimité" (l'opposition de droite n'a pas pris part au vote) la motion contre Edvige, dont voici le texte intégral.

MOTION CONTRE LA CREATION DU FICHIER « EDVIGE »


EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale) est le nom donné à un nouveau fichier policier qui fait beaucoup parler de lui et qui recense :

  • les personnes, dès l’âge de 13 ans, « dont l’activité individuelle ou collective indique qu’elles peuvent porter atteinte à la sécurité publique » et ce, sans aucune infraction constatée, sans aucun contrôle judiciaire et sur la seule base d’une dangerosité présumée par la police,

  • les personnes, à partir de 16 ans, faisant l’objet d’enquêtes administratives dans le cadre de l’accès à un emploi public ou pour des professions ou activités faisant l’objet d’un agrément administratif. Tel est le cas des bagagistes des aéroports, des convoyeurs de fond ou du personnel des sociétés de surveillance.

Ce fichier doit collecter, outre l’état civil et la photo, des données concernant la vie personnelle et notamment fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives... Dans la nouvelle mouture du texte, dite EDVIGE 2.0, seules les données relatives à la santé ou à l’orientation sexuelle ne pourront plus être collectées.

En effet, devant la mobilisation citoyenne, plus de 200.000 signatures recueillies et plus de 800 organisations mobilisées, le gouvernement a tenté de sauver la face et a reculé sur certains points.

Toutefois, la dangerosité de ce fichier demeure et son intérêt au regard des objectifs recherchés reste à démontrer. Les enfants sont toujours fichés, dès 13 ans, avec un « droit à l’oubli » en trompe l’oeil. Ce texte reste en contradiction avec les exigences de la Convention internationale des droits de l’enfant notamment en ce qui touche la protection de leur vie privée et le droit d’accès et d’opposition aux données les concernant.

Pire, des fichiers de toutes natures (y compris dans les établissements scolaires), qui portent sans cesse plus atteinte aux libertés et aux droits les plus fondamentaux, ne cessent de proliférer sans aucun contrôle réel, la CNIL ayant elle même était totalement dépouillée de ses moyens humains, juridiques et financiers par une loi de 2004.

Dans notre département, certaines populations du fait de leurs pratiques religieuses ou de leurs « origines raciales ou ethniques »seront particulièrement visées, sans même parler de la stigmatisation de la jeunesse de nos quartiers. Cela nous amène à réagir encore plus vivement.


C'est pourquoi, après en avoir délibéré,


Le Conseil Municipal de Sevran:


  • • Exige le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier Edvige, qui institue un niveau de surveillance des citoyens disproportionné et incompatible avec l’état de droit,


  • • Demande un débat national sur les garanties des libertés individuelles mises en cause par ces fichiers,

  • • Réaffirme son opposition à la mise en place du fichier EDVIGE, sa nouvelle version 2.0 restant toujours aussi inacceptable, et appelle à la mobilisation du 16 octobre, journée nationale de l’expression du « Non à EDVIGE ».


Publié dans A la Une

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