La pollution au Parc de la Poudrerie de Sevran

Publié le par Elus Verts de Sevran


Dans son édition de Seine-Saint-Denis, Le Parisien est revenu récemment à plusieurs reprises sur les problèmes soulevés par la pollution du Parc de la Poudrerie, notamment à travers un article publié mardi 3 juin sur la fermeture du centre nature de Villepinte
(lire ce texte au format PDF).

Notons que, comme le précise cet article, la pollution ne concerne que la zone du Centre nature de Villepinte, « les prélèvements effectués sur les autres sites déclares sensibles - les jardins familiaux, les jardins scolaires, la colline de jeux et les centres nautiques des quatre communes environnantes - sont eux en revanche négatifs ». Le Centre nature de Sevran, pour lequel un vaste plan de réhabilitation est toujours en attente, n'est quant à lui pas touché par cette pollution. La conclusion de cette étude signifie donc, pour ce qui le concerne, le feu vert au lancement de cette réhabilitation, pour peu que la municipalité en ait les moyens financiers...

C'est lors de la dernière réunion du groupe de travail sur « la possible pollution résiduelle du Parc National de la Poudrerie », le vendredi 30 mai dernier, que les résultats de l'étude demandée en 2007 à l'INERIS (Institut National de l'Environnement Industriel et des Risques) ont été communiqués aux participants.

Rappelons que ce groupe de travail rassemble, sous l'autorité du Sous-Préfet de Seine-Saint-Denis, des représentants du ministère de la Défense (propriétaire historique du site), du ministère de l'Écologie, du développement et de l'aménagement durables ( propriétaire actuel de la plus grande partie du Parc), de la Région Ile-de-France (futur propriétaire au terme de la cession à venir), de l'Agence des Espaces Verts (qui gère le Parc pour le compte de la Région), les maires des 4 communes concernées (Sevran, Vaujours, Villepinte et Livry-Gargan), ainsi que les associations Sevran-Écologie et Les Amis du Parc.

Un petit historique

Après avoir appartenu pendant plus d'un siècle au ministère de la Défense en tant que site de production de poudre et divers autres explosifs, le Parc de la Poudrerie, d'une superficie totale de 120 hectares, a été transféré en 1980 au ministère de l'environnement et réaménagé par l'Office National des Forêts. Devenu « Parc National Forestier de la Poudrerie de Sevran » la gestion en a été confiée depuis janvier 1999 à l'Agence des Espaces Verts pour le compte du Conseil Régional d'Ile-De-France. Ce dernier, qui assume depuis la plus grande part des charges d'entretien et d'investissement, y compris sur des bâtiments qui ne lui appartiennent pas, souhaite depuis plusieurs années en devenir propriétaire.

C'est au moment de l'initialisation de ce transfert de propriété que des soupçons de pollution sont apparus, remettant en cause les modalités de la cession envisagée. Dès le mois de mai 2003, alertés notamment par des usagers des jardins familiaux après la découverte de fûts suspects, Sevran-Écologie et les élus Verts de la municipalité ont saisi le ministère de la Défense et le Préfet de Seine-Saint-Denis sur le risque de pollution de ces terrains exploités dans des conditions par définition confidentielles par les armées.

Ces alertes, très vite relayées par l'AEV, puis reprises sous forme de questions au gouvernement, au Sénat par Dominique Voynet et à l'Assemblée nationale par François Asensi, ont été prises très au sérieux, d'autant que très rapidement ont été mis à jour divers éléments source de danger potentiel liés à l'activité de poudrerie du site.

L'étude de l'INERIS, dont les premières conclusions ont ainsi été dévoilées le 30 mai dernier, a pour principal mérite de clarifier la carte des pollutions résiduelles sur le site et de limiter leur impact au seul Centre nature de Villepinte, fermé aussitôt en application du principe de précaution. Des études complémentaires vont être menées sur l'ensemble du site, mais d'ores et déjà, l'éventualité d'une fermeture du Parc est définitivement écartée.


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