Et pourquoi pas un « Éco-quartier » à Sevran ?

Publié le par Elus Verts de Sevran


Halle-Pajol-copie-1.jpgLe 12 septembre dernier a été inauguré à Paris le chantier de la ZAC Pajol (18ème arrondissement), où naitra d'ici 2013 une des plus grandes centrales solaires jamais construites en centre-ville.

Un chantier exemplaire en matière d'approche environnementale de l'aménagement urbain, qui nous donne l'occasion de présenter rapidement le concept d'« Éco-quartier », sur lequel nous reviendrons bien sûr plus en profondeur ultérieurement.



Mais tout d'abord quelques éléments concrets sur ce projet, pour comprendre un peu «à quoi cela ressemble»

Sur 3 300 m² de toits seront installés quelques 1650 panneaux solaires photo voltaïques, produisant 380 Mwh/an. Suffisamment pour alimenter l'ensemble des futurs équipements de la ZAC (auberge de jeunesse, collège, gymnase, IUT, bibliothèque...).

Parmi les équipements « verts » dont sera équipée la ZAC Pajol, 200 m² de panneaux solaires thermiques devraient permettre d'assurer la fourniture de la moitié de l'eau chaude consommée par les sanitaires de l'auberge de jeunesse.

Sur les toits du gymnase, 300 à 500 m2 de panneaux photo voltaïques supplémentaires pourraient être ajoutés, produisant de 30 à 50 Mwh/an.

Enfin, les eaux pluviales seront retraitées via des toitures végétalisées et réutilisées pour l'arrosage des jardins.

Qu'est-ce qu'un « Éco-quartier » ?

Un Éco-quartier est un quartier urbain, conçu de façon à minimiser son impact sur
l'environnement, visant une autonomie énergétique, et cherchant à diminuer son empreinteecoq2-copie-1.jpg écologique ou compenser sa dette écologique. Le concept est généralement lié à une approche HQE.

Souvenons-nous que l'objectif du développement durable est de définir des schémas qui concilient les trois aspects économique, social et environnemental des activités humaines, les « trois piliers » du développement durable à prendre en compte, par les collectivités comme par les entreprises.

Par extension, un quartier écologique doit tenir compte des trois axes du développement durable et ne pas se limiter à la construction d’habitat respectant des normes architecturales « écologiques ». Les aspects sociaux et économiques du quartier doivent en effet être réfléchis dès la conception d’un nouveau quartier.

ecoq5.jpgL'Éco-quartier n'est pas une fin en soi, mais un moyen. Seul en tant qu'individu, on peut s'efforcer de minimiser son empreinte écologique sur la planète. Mais les efforts individuels atteignent vite leurs limites. Seule une dynamique collective peut permettre un réel changement. L'organisation du quotidien selon les principes du développement durable devient alors plus efficiente.

A ce souci écologique s'ajoute l'opportunité de repenser un vivre ensemble qui privilégie la qualité de vie. L'espace de vie, le construit, l'organisation sociale et économique, deviennent alors une évidence. Les éco-villages, les éco-quartiers, les éco-villes en sont le reflet.

On trouve des exemples d'Éco-quartier dans de grandes métropoles européennes comme Stockholm, Hanovre, Fribourg, Malmö, Lausanne ou Londres (le quartier Bedzed).
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En France, seules les villes de Lille, Strasbourg et Narbonne travaillent sur des projets d'Éco-quartier. La démarche entreprise par la municipalité de Paris, qui ambitionne de développer d'autres Éco-quartiers dans la ZAC de Rungis (13è arrondissement) ou des Batignolles, est donc à la fois exemplaire et très prometteuse.


Et à Sevran, ne pourrait-on pas profiter de la formidable opportunité des 35 hectares de la Plaine Montceleux pour créer un nouveau quartier à taille humaine, solidaire, écologique et durable ?

Nous en reparlerons très certainement dans les semaines et les mois qui viennent...

Publié dans Développement Durable

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